Mobilisation en faveur des emplois aidés

Les élus dans leur diversité et les habitants de ce territoire s’étaient donnés rendez-vous à Aulnoye-Aymeries pour dénoncer l’arrêt brutal de 150 emplois aidés rien que sur les communes de Bachant, Berlaimont, Leval, Pont-sur-Sambre et Aulnoye-Aymeries. Une mesure de trop pour ces maires soutenus dans leur action par leurs collègues de Bavay, Saint-Rémy-Chaussée et Hargnies.

Les écharpes tricolores étaient donc de sortie, l’exaspération aussi. Le cortège s’est formé symboliquement devant Pôle emploi pour se rendre en silence sur le parvis de l’Hôtel de ville pour une prise de paroles.

Michelle, 60 ans, en contrat aidé a exprimé dignement sa situation et son inquiétude : « A 60 ans, j’ai encore besoin de travailler… mais à mon âge je ne pense pas pouvoir retrouver un emploi. » David Zélani, maire de Bachant, a regretté son impuissance : « A la commune nous avons 7 contrats aidés… j’aimerais bien les garder mais malheureusement nous n’en avons pas les moyens. » Jacques Thurette, maire de Leval, a lancé un appel « C’est inacceptable. Nous voulons réagir. J’espère que les toutes les communes de l’Agglomération se mobiliseront également. »

On le sait, la fin des contrats aidés dépasse le cadre du territoire mais le chiffre avancé par Jean Cys de la CGT en dit long sur cette hémorragie : « Plus de 400 contrats ont été supprimés rien que dans l’Education Nationale. » Alain Fréhaut, maire de Bavay, a suggéré une journée des mairies mortes pour sensibiliser les habitants. Certes, il peut paraître étonnant de défendre des emplois précaires mais les élus affirment être dans l’incapacité de pérenniser ces emplois, notamment, en raison de la nouvelle baisse des dotations. Pour chacun, le bouclage du budget sera encore un jeu d’équilibres et de choix compliqués.

Enfin, Bernard Baudoux, maire d’Aulnoye-Aymeries, a cité un cas précis : « Dans ma ville, je connais une personne handicapée en emploi aidé. Elle avait un contrat de 5 ans, sauf qu’aujourd’hui on lui dit tu restes chez toi, c’est terminé. Voilà comment on traite les gens. » Inacceptable pour le maire : « notre arrondissement a l’un des taux de chômage des plus élevés de France, en matière de santé publique nous sommes à la traîne… on pourrait prendre de nombreux exemples pour démontrer que ce territoire est mal traité. Nous sommes en souffrance. »

Une semaine plus tard, les élus des quatre agglomérations du territoire appelaient les habitants à une nouvelle mobilisation à Avesnes-sur-Helpe.

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