Maison de Santé

Le 21 novembre 2015, la pose de la première pierre en centre ville de 42 logements locatifs et surtout de la Maison de santé pluridisciplinaire ont marqué le début des travaux qui concrétisent le long et difficile combat pour améliorer l’offre de soins dans l’ancien canton de Berlaimont.

L’honneur est revenu à Michel Dewaële, premier adjoint maire et porteur du projet de la maison de santé d’accueillir les participants pour les discours. Il ne sait que trop bien le chemin parcouru pour arriver à la pose de la première pierre en ce matin froid et neigeux qui réchauffe pourtant les cœurs. Quand en 2008, à la demande du maire, il prend son bâton de pèlerin, Michel Dewaële ignore encore qu’il s’engage sur une voie difficile pendant plus de six ans. Cécile Bourdon, vice-présidente du Conseil régional chargée de la santé qui a marché à ses côté résume ce périlleux parcours avec une phrase empruntée au général De Gaulle : « Là où il y a une volonté, il y a un chemin ».

En 2009, le constat est édifiant rappelle Michel Dewaële : « 20% des généralistes de l’ancien canton de Berlaimont soit 22 000 habitants avait dépassé les 55 ans. L’ARS Agence Régionale de Santé classe alors le canton comme l’un des plus déficitaires de la région Nord-Pas-de-Calais ». Des acteurs de la santé, des élus et des associatifs se mettent au travail soutenus financièrement par le Conseil régional et l’UCARM Unions Régionales des Caisses d’Assurance Maladie pour confier au cabinet Méthode et Médiation une étude de faisabilité. Le résultat confirme la nécessité de créer une maison de santé pour satisfaire les besoins sanitaire et médico-sociaux du canton.

De nouvelles aides financières sont consenties et l’Agglo, les centres hospitaliers de Maubeuge et Avesnes et Partenord (constructeur) rejoignent le groupe de travail. Le docteur Anita Lefebvre investie depuis le début avec son confère Patrice Bacquet accepte la présidence de l’association. Elle observe depuis longtemps le déficit en matière de santé : « Ce bassin de vie confrontée à la précarité et à des conditions sociales et économiques difficiles présente des indicateurs de santé bas, l’espérance de vie y est moindre, les pathologies cancéreuses, chroniques y sont plus importantes ». Elle soutient depuis l’origine ce projet attendu par les libéraux et la population qu’elle côtoie quotidiennement.

L’ordre de service de cette opération sera lancé en décembre 2015 pour une livraison en décembre 2016 pour le bâtiment regroupant la MSP et 12 logements locatifs. Le second bâtiment est attendu pour mai 2017.

Les pouvoirs publics au chevet

Alain Poyart représente l’Office Public de l’Habitat et en sa qualité de vice-président de Partenord apprécie la concrétisation du projet : « Cette réalisation sert non seulement à développer une offre locative de qualité mais aussi à renforcer l’attractivité de ce territoire… un beau projet au service d’un canton et de ses habitants ». Une première pierre au sens propre et figuré pour Benjamin Saint-Huile, président de l’AMVS qui prend la mesure de la problématique en matière d’accès aux soins au niveau de l’Agglo : « Nous sommes sur un territoire qui compte 114 généralistes pour 100 000 habitants alors que la moyenne nationale est de 160 et 156 en région… et il faut ajouter à cela le vieillissement des professionnels de santé car près de la moitié des généralistes a plus de 55 ans ». L’Agglo a, d’ailleurs, voté récemment un projet de territoire qui met largement l’accent sur les problèmes de santé et la mise en place de dispositifs incitatifs permettant aux jeunes notamment de s’accrocher à ce territoire.

Partenaire fidèle, le Conseil régional représenté par Cécile Bourdon, vice-présidente chargée de la santé et du plan cancer traduit à sa manière la concrétisation des efforts pour parvenir au résultat : « On y est, on l’a mise ! Le parchemin, les pierres, c’est bien cimenté, ça va tenir ». Un petit effet pour mieux dire sa satisfaction car la conseillère régionale a, elle aussi, mis aussi les mains dans le cambouis. Elle incarne les efforts d’une région qui a pris à bras le corps la santé alors qu’elle n’en avait pas la compétence. Question d’humanité : « Une MSP n’est pas uniquement un bâtiment et des hommes, c’est un projet de santé sur lequel un habitant va pourvoir ouvrir une porte, trouver une oreille, être pris en charge et parfois même s’inscrire dans un parcours qui va peut-être lui sauver la vie ».

Bernard Baudoux, maire d’Aulnoye-Aymeries, prend un peu de hauteur pour replacer ce projet dans la rénovation urbaine du cœur de la cité : « La Maison de santé est un morceau du centre ville que nous redessinons ». Le parking centre-gare de 630 places servira aux futurs patients de la MSP grâce à un accès piétonnier couvert d’une cinquantaine de mètres. Il remercie tous les acteurs du monde de la santé et des pouvoirs publics pour leur investissement insistant sur le rôle déterminant du Conseil régional : « Sans la région le centre ville n’existerait pas tel qu’il est, on n’irait pas dans un nouveau lycée et à la salle Mandela ».

Rien n’est simple, c’est même parfois douloureux, mais le maire croit en l’être humain et au vivre ensemble : « Dans le projet de Maison de Santé j’ai rencontré des gens constructifs attentifs à l’intérêt de son prochain ».

La Maison de Santé Pluridisciplinaire
Elle est installée sur deux étages comprenant :
1 espace public d’accueil
7 cabinets médicaux pour médecins généralistes
1 cabinet de radiologie avec salle d’attente
2 cabinets destinés à un orthoptiste et un orthophoniste
1 cabinet de psychologue
3 cabinets destinés à des médecins spécialistes (gynécologue-obstétricien, cardiologue, pédiatre, gériatre, rhumatologue) dont les permanences seraient périodiques
2 cabinets pour 6 infirmières diplômées d’Etat réalisant des soins à domicile
1 bureau, 3 salles de soins et un plateau technique pour 3 kinésithérapeutes
1 salle de soins de petites urgences
2 bureaux destinés à la logistique du personnel du Service de Soins Infirmiers à Domicile orientés vers les personnes âgées
1 salle de réunion de 45m2
1 salle d’archives
1 salle de détente et de documentation
Des locaux techniques et un ascenseur

Le financement
L’équilibre financier de l’opération ne pouvait être envisagé que dans la cadre d’une construction intégrant la construction de 42 logements. La ville prenant en charge la maîtrise du foncier des 14 parcelles nécessaires au projet. Partenord supporte 5 700 000 € du coût global de 6 500 000 €.
Le financement de la Maison de Santé Pluridisciplinaire
Dépense totale : 2 206 800 €
Les subventions d’investissement
Etat 93 348 € (4,23%)
Conseil régional Nord-Pas de Calais 300 000 € (13,60%)
Conseil départemental du Nord 100 000 € (4,53%)
Prêt bancaire de Partenord habitat 1 713 452 € / Loyer mensuel 9 300 € prélevé par la ville
Le financement des 42 logements
Etat 104 720 € (2,41%)
Conseil départemental du Nord 73 080 € (1,68%)
Communauté d’Agglomération Maubeuge-Val de Sambre 130 000 € (2,99%)
Partenord Habitat 4 037 745 € (92,92%)


Perspective maison de sante aulnoye aymeries-2 web

 

Perspective maison de sante aulnoye aymeries- 1 webjpg



Théâtre : Tristero / Au courant
Mardi 30 mai à 20h00
au 232U - La Florentine

Nuits Secrètes : Julien Doré
Samedi 29 juillet
Grande scène


Samedi 27mai dès 09h30
EVENEMENT > 30 ANS du Théâtre de Chambre
Au 232U



Dimanche 28 mai à 15h00
FOOTBALL DH > Aulnoye-Feignies B / Valenciennes 2
DERNIER MATCH !
Stade Labrosse



>> La saison culturelle