Nuits secrètes 2012

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Depuis les dessous affriolants des Mamys and Papys jusqu’au reggae vibrionnant du trio Lee Scracth Perry – Max Romeo – The Congos, que retenir de cette 11ème édition des Nuits Secrètes ? Que les fortes pluies n’ont pas atténué la franche convivialité qui a uni, trois nuits durant, 48600 festivaliers ; fréquentation stable qui confirme l’ancrage de l’événement dans le paysage culturel ambiant.

Une source de satisfaction à l’heure où de grosses machines, style Main Square, ont vu leurs entrées lourdement chuter. Un succès qui doit beaucoup aux TER adaptés par la Région pour coller aux heures de concerts et rapatrier dans de bonnes conditions les jeunes chez eux pour un petit euro.

Côté « valeurs sûres », les Parcours secrets sont assurés d’avoir la vie longue tant, d’année en année se confirme leur attrait. Mention spéciale au Théâtre de Chambre, installé dans la chapelle de Jeanne d’Arc pour une invitation au voyage baigné de rock et de poésie. Quant aux 120 chanceux qui ont décroché leur sésame pour le très demandé Grand Parcours du dimanche, quelle ne fut pas leur stupéfaction de découvrir Camille, nichée dans la nef de l’église de Maroilles. Un grand, très grand moment. Côté ville, Zebda, sans surprise, a fait le plein sur la grande scène.

Pour le reste ? Citons, le charisme naturel et attachant de Charles Bradley, la fougue entêtante de Socalled (omniprésent depuis la Piscine jusqu’au Jardin), la révélation des aulnésiens de Radical Suckers, le carton plein d’Orelsan et la magie, encore, de Camille entre ombres et lumières lors de son passage au jardin. A l’année prochaine… dans un nouveau centre ville !

Les Nuits secrètes 2012 vues par les médias nationaux…

Jeu de piste sonore dans le nord », titre Libération en date du 5 août 2012. «magical mystery tour à Aulnoye-Aymeries», enchaine le monde dans ses pages. « dans le nord, c’est secrètes Stories» conclut le Parisien. Pour cette onzième édition des nuits secrètes, les médias nationaux ont confirmé leur intérêt pour la manifestation aulnésienne en posant leurs valises dans la ville. Une curiosité qui doit aussi beaucoup au relais indéfectible des médias locaux qui, de la Voix du Nord à l’observateur en passant par Canal FM ont répondu présent dès la première édition. L’occasion de voir comment les nuits secrètes et la ville sont perçues depuis Paris.

Si l’on n’échappe pas aux « baraques à frites et maisons de brique rouge » (Libération), force est de constater que la ville est largement saluée pour sa politique culturelle. Tous vantent les Parcours Secrets. Le Parisien y voit même «le réel atout de la manifestation. L’expérience mérite le détour : des bus de la ville emmènent les festivaliers vers une destination inconnue, écouter des concerts d’un groupe mystère qui monte sur scène au dernier moment». Le journaliste de Libération semble, lui aussi, avoir largement apprécié son expérience. «Les Nuits nordistes sont un champ des possibles proposé aux artistes… Benoit Carré se trouvait plutôt à l’aise dans sa grange paumée en pleine forêt près de Noyelle-sur-Sambre. Pour y arriver, on a dû cheminer sur une verte route de campagne, avant de voir s’ouvrir une large porte en bois dévoilant le chanteur et son groupe lancés dans une mélopée d’accueil champêtre».

Un gage d’exotisme pour des parisiens en goguette dans le bocage avesnois mais les Nuits Secrètes ont d’autres atouts si l’on poursuit la lecture des journaux. «Comme dans beaucoup de festivals, il aurait été plus simple de trouver un champ à proximité et d’y mettre une scène», analyse Le Monde, «Mais non, ici, le festival doit rester au cœur de la ville. Les artistes émergents auraient aussi pu, comme partout, être programmés dans l’après-midi laissant la part belle aux réputations en soirée. Pas plus. Le grand écart est la règle sur la Grande scène et au Jardin». Autre spécificité largement citée : la gratuité et/ou le faible coût. C’est une parisienne qui le résume le mieux sur son blog, La trentaine parisienne. «Je me souviens de ce temps pas si lointain où je payais les Vieilles Charrues moins de 100€ €. Ce temps est désormais révolu. En ce temps là tu pouvais te permettre plusieurs festoches par an… Ce qui est de moins en moins le cas. J’arrête là pour le côté réac car il y a encore un espoir, avec des festivals comme celui des Nuits Secrètes. Chaque année, des artistes comme Keziah Jones, les Wampas, Archive… foulent la grande scène et devine quoi ? C’est gratos».

Bref, vues de Paris, nos Nuits ont la côte d’autant que derrière elles, émerge une politique culturelle d’envergure. Là encore, Libération l’a bien compris en titrant : «Aulnoye : de la mécanique à la musique » en référence au futur Pôle régional des musiques actuelles. «Pilier d’une politique culturelle réparatrice chargée de montrer que le désoeuvrement économique qui pèse sur la région n’est pas inéluctable, les Nuits secrètes vont devenir tuteur d’un pôle dédié aux musiques actuelles ». Et de citer en référence la Laiterie de Strasbourg, la Cartonnerie de Reims.

Le mot de la fin à Télérama qui vante le côté «populaire, exigeant, original, accessible, ambitieux et proche de tous» de notre événement. Souvenez-vous lorsqu’au début des années 2000 Bernard Baudoux passait pour un doux rêveur en croyant dur comme fer à ce festival d’été perdu dans l’Avesnois…

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Théâtre : Tristero / Au courant
Mardi 30 mai à 20h00
au 232U - La Florentine

Nuits Secrètes : Julien Doré
Samedi 29 juillet
Grande scène


Samedi 27mai dès 09h30
EVENEMENT > 30 ANS du Théâtre de Chambre
Au 232U



Dimanche 28 mai à 15h00
FOOTBALL DH > Aulnoye-Feignies B / Valenciennes 2
DERNIER MATCH !
Stade Labrosse



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